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Salon du livre: «L’absence d’Hachette est une faute morale !»

Éliane Calmann-Lévy est toujours actionnaire minoritaire des Éditions Calmann-Lévy. Cette maison appartient au groupe Hachette Livre qui a décidé de ne pas participer au Salon du livre de Paris pour des raisons économiques. Il semble que cette décision ne plaît pas à tout le monde. Éliane Calmann-Lévy a souhaité le dire haut et fort. Pour elle, et plus particulièrement du fait d'une actualité nationale et internationale qui voit la liberté d'expression attaquée, les livres brûlés et les musées ensanglantés, «L'absence d'Hachette Livre au salon du livre est une faute morale!»

Dans une lettre reçue par Le Figaro, Éliane Calmann-Lévy souligne que l'absence de plusieurs maisons de littérature générale du groupe Hachette Livre (Grasset, Stock, Lattès, Fayard et donc Calmann-Lévy) pour le 35ème salon du livre est plus que regrettable.

Le livre, un rempart contre l'obscurantisme

Elle ajoute: «Si des débats peuvent toujours exister sur le coût de ce salon, voire sur le bénéfice de ses retombées, la décision du PDG d'Hachette Livre, Arnaud Noury, de ne pas participer à ce grand rassemblement populaire, éditorial, littéraire, culturel et scolaire, apparaît pour le moins peu solidaire au moment même où la liberté d'expression journalistique a été meurtrie en France, où des écrivains sont menacés dans plusieurs pays du monde, où l'État islamique vient de détruire plus de 10.000 livres et ouvrages rares de la bibliothèque de Mossoul et après que des islamistes, au Mali, aient tenté de brûler les précieux manuscrits de Tombouctou.»

Éliane Calmann-Lévy, qui ne remet pas en cause le travail de l'équipe Calmann-Lévy dirigée par Florence Sultan, va même plus loin en expliquant que l'absence de Fayard, Stock, Lattès ou Calmann-Lévy, et de leurs auteurs, «est d'autant plus singulière que Lagardère, propriétaire d'Hachette Livre, bénéficie pourtant de plusieurs dizaines de millions d'euros de subventions publiques versées par le ministère de la Culture, au titre des aides à la presse»!

Et de terminer sa missive par: «C'est là une façon étrange que de remercier le contribuable français, le Ministère de la Culture et les amoureux du livre. Et si Hachette Livre entend faire des économies, d'autres voies peuvent être explorées comme, par exemple, laisser une réelle autonomie à toutes ses filiales et alléger les coûts de sa propre structure. En tout état de cause, alors que l'Écrit et le Livre demeurent plus que jamais des remparts contre l'obscurantisme et le fanatisme, cette absence d'Hachette Livre, au regard de l'actualité, sonne comme une faute morale!»

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