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L’interview de Bruno BENATTAR pour l’ouvrage JEZABEL

Rencontre avec Bruno Benattar, auteur de l’ouvrage JEZABEL publié aux Editions ESA.

  • JEZABEL, c’est un nom étrange, non ? C’est qui ? Quelle est donc l’origine de cette appellation ?

La chanson d’Aznavour m’a inspiré. Jézabel est aussi la femme qui a une mauvaise influence sur le roi Achab dans l’ancien testament. Dans le nouveau, elle enseigne et égare les serviteurs du Christ pour qu’ils se livrent à l’immoralité. Bref, ce n’est pas un nom qui revêt un a priori sympathique. Pourtant...

  • Pouvez-vous nous décrire en quelques mots le genre de cet ouvrage ?

Dans l’héroïque fantaisie, tout est permis. J’ai complètement débridé mon imaginaire. Certains pourraient le qualifier de roman initiatique, d’autres encore d’un conte de fées, mais pour adultes avertis. Certaines scènes sont extrêmement dures et parfois à la limite du soutenable. J’ai eu du mal à les écrire. Il étonnera aussi par le cynisme ou le pragmatisme de la stratégie développée par Jézabel.

  • Est-ce que vous avez écrit ce livre pour une occasion particulière ou pour témoigner de quelque chose en particulier ?

Cela fait près de dix ans que je songeai à écrire ce type de roman ou de saga. Dans ma vie professionnelle, seul le politiquement correct était de mise. Aujourd’hui à la retraite, j’ai écrit ce livre pour témoigner de l’absurdité de nos référents culturels. Peut-être aussi cela a-t-il constitué un exutoire ? Tout y passe, la religion d’abord, l’impérialisme culturel, la politique internationale, le rôle des média, l’humanisme, le politiquement correct et bien d’autre choses. Les derniers événements confirment la justesse de mon analyse concernant notamment, le fanatisme religieux. Il est répondu à la question : comment le combattre. Bien que débattue, motivée et argumentée, ma réponse déplaira à certains.

  • Pouvez-vous nous décrire le caractère de l’héroïne du roman ?

C’est une victime qui a vécu des expériences horribles dans notre monde. Subitement, elle découvre un autre univers, la cause de ses malheurs et l’amour bien entendu. Tiraillée par un passé qui la hante et la mine, elle doit prendre des décisions terribles pour accomplir une mission impossible et se sauver elle-même.

  • Quel est ou quels sont les messages qui passent à travers cet ouvrage ?

Les messages sont multiples : d’abord mesurer les effets de l’intégrisme religieux et de l’hypocrisie des « hommes de Dieu », ensuite prendre conscience que la guerre ne se fait pas en dentelle et enfin porter une critique acerbe sur notre mode de fonctionnement et notre mode de pensée. La prise de conscience qu’il existe d’autres systèmes de référence me semble primordiale. C’est ce que j’ai essayé de faire passer comme message.

  • Ce livre s’inscrit dans les chroniques de Pekigniane, pouvez-vous nous expliquer le but de ces chroniques ?

Dans la majorité des cultures, les femmes sont méprisées au moins dans l’inconscient collectif. Exclure la moitié de l’humanité me parait inadmissible. J’ai voulu décrire un monde féminin. J’ai essayé d’innover. Je trouve la majorité des ouvrages de science fiction trop conventionnels, en terme comportemental et d’organisation sociale. De plus, je me suis toujours interrogé sur un point essentiel et si celui qu’on nomme Dieu était le Diable. J’inverse donc la proposition : Dieu est le Diable et vice-versa. On remet ainsi en cause les fondements de notre pensée. Ce que nous nommons le mal ne serait-il pas le bien? Pour moi, le doute permet de développer l’esprit critique et d’aboutir à l’autonomie de pensée.

  • Dans la continuité de cet ouvrage, vous publiez prochainement Seth. Quel est le lien entre ces deux ouvrages ?

J’ai essayé de changer de style. A l’inverse de Jézabel, Seth est écrit sur le ton humoristique est frise l’absurde. Chaque ouvrage est autonome même si les lieux, les évènements et les faits sont les mêmes. L’approche est fondamentalement différente. Lire l’un et l’autre permet de reconstituer un puzzle. Quatre autres sont à paraitre.

Un jour, j’ai été approché par un cabinet de recrutement qui m’a posé la question suivante : Quels seraient vos trois souhaits ? Sans rire je lui ai répondu être Dieu. Le consultant a été surpris et est passé à autre chose. Pour la petite histoire, j’ai été embauché. Plaisanterie mise à part, c’est l’histoire d’un délégué syndical qui devient le Dieu de Pekigniane On apprendra dans cet ouvrage, comment et pourquoi il « recrute » Jézabel et ce qu’il lui réserve. Dans Seth, le monde de Pekigniane va se construire au fil des pages. Là aussi, Seth sera tiraillé entre son mandat syndical et son état de divinité.

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