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Chez Amazon aussi, les travailleurs indépendants réclament le statut de salarié

Des ex-coursiers du service de livraison express d’Amazon, Prime Now, ont porté plainte contre le géant de l’e-commerce.   Comme des chauffeurs d’Uber, ils ont déposé un recours collectif (class action) réclamant le statut de salarié.

Après Uber , c’est au tour d’Amazon d’être visé par une procédure judiciaire concernant le statut de ses travailleurs indépendants. Et comme pour le spécialiste du VTC, l’enjeu est de taille pour la firme de Seattle, qui pourrait bien être obligée de revoir le modèle économique de son service de livraison express.

Quatre ex-coursiers de Prime Now, branche d’Amazon dédiée à la livraison en une à deux heures à domicile, ont porté plainte mardi 27 octobre contre le géant de l’e-commerce, auprès de la Cour supérieure californienne de Los Angeles. Ces ex-travailleurs indépendants, employés à l’époque par l’entreprise prestataire Scoobeez mais oeuvrant exclusivement pour le compte du service de livraison d’Amazon, réclament le statut de salarié.

Celui-ci impliquerait un salaire plus élevé - les livreurs auraient touché, après déduction de leurs frais de déplacement, une paie inférieure au salaire minimum californien -, une protection sociale ou encore le paiement des heures supplémentaires.
Recours collectif
L’addition pourrait être salée pour Amazon, puisque les avocats défendant les plaignants ont déposé un recours collectif (class action). Un jugement en faveur des ex-livreurs pourrait ainsi être étendu à tous les travailleurs indépendants répondant aux critères énoncés par la cour dans son verdict.Pour cela, il faudrait cependant que le tribunal californien accepte une action de groupe. Ce qui n’est pas assuré. D’autant plus, depuis qu’un juge californien a autorisé début septembre des anciens chauffeurs de VTC travaillant pour Uber - et réclamant également le statut de salarié - à poursuivre l’entreprise basée à San Francisco en class action.

Les avocats défendant les plaignants n’en sont, en outre, pas à leur coup d’essai. Le cabinet Leonard Carter, qui se trouve à Oakland dans la baie de San Francisco, a en effet déjà obtenu que le spécialiste du transport de fret FedEx verse 228 millions de dollars (209 millions d’euros) à ses quelque 2.300 livreurs californiens, l’an passé, dans une affaire similaire.

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