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BD, cinéma, littérature : très peu de prix prestigieux sont décernés aux femmes

Il n’y a pas qu’au Festival international de BD d’Angoulême que les femmes sont sous-représentées. C’est ce que montre une rapide analyse des prix les plus prestigieux attribués dans le cinéma, la musique, la photographie, le théâtre, la littérature et de la place que les femmes occupent dans ces palmarès.
Au total, 1 129 récompenses, provenant de onze festivals ou prix différents, ont été compilées depuis leur création. À chaque fois, l’inégalité est notable, même s’il est difficile de la mettre en perspective, par manque de données sur le taux et la vitesse de féminisation de certaines professions.

La BD dominée par les hommes

Même si la sélection officielle du Festival d’Angoulême compte un nombre grandissant d’œuvres réalisées par des femmes, le palmarès reste très inégalitaire. Seules sept femmes ont remporté un Grand Prix (récompensant l’ensemble d’une œuvre) ou le prix du meilleur album – contre 124 hommes depuis la création du festival en 1973.

La profession d’auteur et de graphiste se féminisant (actuellement, les femmes représentent environ 12,5 % des auteurs de romans graphiques), il serait logique de retrouver cette évolution dans le temps. Ce n’est pourtant pas le cas. Les deux Grands Prix féminins datent de 1983 et de 2000.

Concernant les prix des meilleurs albums, ils sont répartis uniformément depuis 1973. La dernière distinction remportée par une femme remonte à 2006, c’est-à-dire il y a dix ans.

Sur les deux récompenses étudiées, il y a 18 fois plus d’hommes que de femmes dans le palmarès du festival.
En savoir plus sur https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/01/11/bd-cinema-litterature-tres-peu-de-prix-prestigieux-sont-decernes-aux-femmes_4845394_4355770.html#BsceoWrEdKvdTgHl.99

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